L’air extrait doit être remplacé : l’importance de l’apport d’air dans une cuisine professionnelle
Dans une cuisine professionnelle, la hotte concentre une grande partie de l’attention lorsqu’il est question de ventilation : ses dimensions, sa position au-dessus des équipements et sa capacité à capter les fumées et les vapeurs sont des préoccupations habituelles au moment de concevoir une installation. Moins visible, bien que tout aussi nécessaire, l’apport d’air destiné à remplacer l’air extrait constitue une composante du projet qui influe à la fois sur le fonctionnement de l’ensemble et sur les conditions de travail pendant le service.
Chaque volume d’air rejeté à l’extérieur doit être remplacé. Lorsque cette compensation n’a pas été correctement prévue, l’air pénètre par les portes, les fenêtres ou les ouvertures donnant sur d’autres pièces, en suivant des parcours qui ne favorisent pas toujours la captation et peuvent nuire au confort des personnes travaillant à proximité du bloc de cuisson.
Un équilibre à définir dès la conception
L’extraction et l’apport d’air doivent faire l’objet d’une même étude. Leur coordination suppose d’évaluer la quantité d’air nécessaire à la cuisine, les points par lesquels il doit être introduit et sa répartition en fonction des équipements, de l’emplacement de la hotte et des postes de travail.
Un courant d’air traversant la zone de cuisson peut dévier les fumées avant qu’elles n’atteignent la hotte, tandis qu’une arrivée d’air concentrée sur un poste peut occasionner une gêne pendant une bonne partie de la journée. L’emplacement des points de soufflage et les conditions dans lesquelles l’air est introduit méritent donc autant d’attention que le parcours prévu pour son extraction.
Lorsque l’apport d’air est insuffisant, certains signes peuvent apparaître, comme des portes qui résistent à l’ouverture ou des courants d’air importants provenant des espaces voisins. Ces indices doivent être examinés dans le contexte de l’installation, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent de difficultés de captation ou de courants d’air inconfortables.
Pourquoi une fenêtre ouverte ne suffit pas nécessairement
Dans certaines cuisines, ouvrir une porte ou une fenêtre devient le réflexe habituel lorsque l’atmosphère se charge pendant le service. Si cette ouverture permet effectivement à l’air d’entrer, son effet dépend du vent, de la température extérieure et de ce qui se passe dans le reste de l’établissement ; elle ne garantit donc pas un apport suffisant et correctement réparti.
Cette variabilité explique pourquoi une installation peut se comporter différemment d’un jour à l’autre, même lorsque les appareils de cuisson fonctionnent à un rythme comparable. Étudier l’apport d’air permet de réduire la dépendance à ces circonstances et de définir une solution adaptée à l’utilisation prévue de la cuisine.
Avant d’augmenter l’extraction
Lorsqu’une hotte ne capte pas correctement, augmenter le débit peut sembler la réponse la plus immédiate. Avant de le modifier, il convient toutefois de vérifier l’état des filtres, les caractéristiques des conduits, le fonctionnement du ventilateur et la manière dont l’air de compensation entre dans la cuisine.
Extraire un volume d’air plus important exige aussi de le remplacer ; tout réglage doit donc être évalué à l’échelle de l’installation. Cette vérification revêt un intérêt particulier lors de l’ajout d’équipements, d’une réorganisation du bloc de cuisson ou d’une modification des conditions de ventilation du local.
Chez Luis Capdevila, nous étudions les besoins de chaque cuisine pour concevoir des solutions de ventilation et de filtration sur mesure. Si vous préparez une nouvelle installation ou souhaitez améliorer celle qui existe, nous pouvons vous aider à examiner conjointement l’extraction et l’apport d’air, en tenant compte du fonctionnement quotidien de votre cuisine.